Ann Wurman (Fevia) : “Si les taxes sont plus basses ailleurs, les Belges achètent à l’étranger”
Ann Wurman, nouvelle CEO de Fevia, identifie la compétitivité comme principal défi du secteur alimentaire belge. L'industrie, qui représente 85 milliards d'euros de CA et 100.000+ emplois, subit des handicaps structurels : coûts énergétiques élevés, fiscalité cumulative et achats transfrontaliers croissants. Wurman plaide pour que l'alimentaire soit reconnu comme secteur stratégique nécessitant une politique industrielle et des investissements soutenus.
Ann Wurman, ancienne de l'industrie chimique, prend la tête de Fevia (fédération de l'industrie alimentaire belge) face à des défis structurels : le secteur génère 85 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 100.000+ emplois directs, mais subit une accumulation de handicaps. Les coûts énergétiques sont bien supérieurs aux pays voisins, s'ajoutent des handicaps salariaux et une fiscalité complexe (accises, taxes d'emballage, contributions déchets). Wurman met l'accent sur un phénomène croissant d'achats transfrontaliers : avec la moitié des Belges vivant à moins de 50 km d'une frontière, les
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