Ryanair bluffe, la Wallonie paie
Ryanair retire cinq avions de Charleroi suite à une augmentation de taxe d'embarquement, malgré les concessions du gouvernement wallon. L'éditorialiste Amid Faljaoui argue que cette décision était déjà programmée pour des raisons financières internes à la compagnie, et qu'elle exploite la hausse fiscale comme prétexte politique. Le vrai problème structurel est la dépendance quasi totale de l'aéroport à un seul opérateur, qui prive la Wallonie de tout pouvoir de négociation.
Ryanair annonce le retrait de cinq avions de Charleroi (2 millions de sièges perdus, une vingtaine de lignes) en riposte à l'augmentation de la taxe fédérale d'embarquement, portée de cinq à sept euros. Or, l'éditorialiste décortique le calendrier et les chiffres pour montrer que cette sanction était préprogrammée. Le gouvernement wallon a d'abord sacrifié la taxe communale (–15 millions pour Charleroi), puis a cédé au fédéral en l'amenant de dix à sept euros (présenté comme une victoire de 30 millions), réduisant ainsi de moitié la hausse que Ryanair contestait. Le retrait de cinq avions rest
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